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La CAF l’a officialisé le 5 mars 2026. La CAN féminine 2026 ne se jouera pas du 17 mars au 3 avril au Maroc. La compétition se tiendra du 25 juillet au 16 août. Un report de quatre mois qui soulève de vives questions. |
La version officielle : vague et insuffisanteLa CAF parle de circonstances imprévues. Elle évoque des discussions avec la FIFA et ses partenaires. Pas un mot de plus. Cette opacité irrite les fédérations et les observateurs du football africain. Le journaliste d’investigation Romain Molina tape plus fort. Il affirme que la CAF elle-même ne sait ni quand ni où aura lieu la compétition au moment du report. Il parle de l’un des plus grands fiascos organisationnels de l’ère Patrice Motsepe. |
Le Maroc au coeur du problèmeLa vérité pointe vers le pays hôte. Le Maroc avait signalé à la CAF sa volonté de reporter le tournoi bien avant l’annonce officielle. La raison invoquée : des terrains occupés par le championnat local masculin. S’y ajoute l’organisation du tournoi amical de mars, baptisé Maroc Capitale du Football Africain, qui mobilise plusieurs stades et infrastructures du pays. Le Maroc avait visiblement trop de charges en mars pour accueillir correctement 16 sélections féminines. |
Les équipes qualifiées en colèrePlusieurs sélections avaient déjà entamé leur préparation. L’Algérie, le Cameroun, la Côte d’Ivoire, le Burkina Faso et le Bénin avaient déjà lancé des rassemblements. Des dépenses engagées pour rien. La colère est réelle dans les fédérations. Le statut du Maroc comme pays hôte est même remis en question selon certaines sources. La CAF doit trancher rapidement sur ce point. |
Un enjeu énorme : le Mondial féminin 2027Ce report touche à bien plus qu’un simple calendrier. La CAN féminine 2026 sert de qualification pour la Coupe du monde féminine 2027 au Brésil. Chaque semaine perdue complique les préparatifs des équipes concernées. La date du 25 juillet au 16 août tombe après la fin du Mondial masculin 2026. Ce créneau libère les stades et les infrastructures. Un choix logique sur le papier, mais douloureux pour les équipes qui avaient tout planifié pour mars. |

