Le paysage politique italien voit émerger une nouvelle figure de proue. Silvia Salis, actuelle maire de Gênes et ancienne championne de lancer de marteau, est de plus en plus pressentie pour mener l’opposition de gauche face à la Première ministre Giorgia Meloni lors des législatives de 2027.
À 40 ans, cette ancienne athlète olympique (Pékin 2008, Londres 2012) bénéficie d’une aura qui dépasse les frontières de sa ville. Son profil atypique et son engagement social en font une « étoile montante » capable, selon certains observateurs, de bousculer la domination de la droite conservatrice au pouvoir depuis plus de trois ans.
Un parcours entre sport, social et politique
Avant de diriger la sixième ville d’Italie, Silvia Salis a marqué le sport national :
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Palmarès : Dix fois championne d’Italie, médaillée d’or aux Jeux méditerranéens.
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Engagement : Elle a œuvré pour la protection des athlètes contre les abus sexuels et a impulsé la création du « Fonds maternité » pour les sportives.
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Ambition olympique : Elle porte le projet d’une candidature unifiée Gênes-Turin-Milan pour les JO de 2036 ou 2040.
Diplômée en Sciences politiques, elle affiche des positions marquées à gauche, ayant notamment soutenu une flottille humanitaire pour Gaza et critiqué les ventes d’armes à Israël.
Une brèche dans le camp Meloni
Le timing de cette ascension n’est pas anodin. Le gouvernement de Giorgia Meloni traverse une zone de turbulences suite au rejet massif par référendum, les 22 et 23 mars derniers, de sa réforme de la justice. Cet échec cuisant a fragilisé la coalition au pouvoir et redonné espoir à une gauche en quête de leadership.
Bien que Silvia Salis tempère les ardeurs en affirmant vouloir terminer son mandat à Gênes (« je n’ai aucune intention d’abandonner mon mandat »), la pression de son camp pourrait changer la donne d’ici 2027.

