Huit ans après son quart de finale historique au Brésil, la Colombie effectue son grand retour sur la plus prestigieuse des scènes. Absents au Qatar en 2022, les Cafeteros débarquent à la Coupe du monde 2026 avec de sérieuses certitudes offensives, un nouveau guide planétaire et la ferme intention de s’extirper d’un Groupe K particulièrement relevé où figurent le Portugal, la RD Congo et l’Ouzbékistan.
Une campagne de qualification solide malgré un trou d’air
Sous la houlette du sélectionneur Néstor Lorenzo, la Colombie a validé son billet assez tranquillement en s’emparant de la 3e place de la poule unique de la CONMEBOL, juste derrière l’Argentine et l’Équateur. Avec un bilan de 7 victoires, 7 nuls et 4 défaites, les Colombiens ont marqué les esprits grâce à des succès de prestige, notamment un doublé éclair de Luis Diaz pour renverser le Brésil (2-1) et une victoire pleine de caractère face aux champions du monde argentins (2-1) dans la fournaise humide de Barranquilla.
Si la sélection s’est fait une petite frayeur entre fin 2024 et début 2025 en enchaînant six matchs sans victoire, elle a su corriger le tir à temps en balayant la Bolivie (3-0) et le Venezuela (6-3) pour aborder le tournoi continental en pleine confiance.
Les points forts : Une armada offensive impressionnante
Le principal atout de cette Colombie réside incontestablement dans son ADN : l’attaque. Si l’éternel James Rodríguez (34 ans) apporte son immense expérience au cœur du jeu, l’animation offensive dispose de flèches redoutables :
-
Luis Díaz à son apogée : L’ailier virevoltant, transféré du côté du Bayern Munich après avoir brillé à Liverpool, sort d’une saison club stratosphérique (26 buts et 23 passes décisives en 51 matchs) et s’impose comme le dynamiteur numéro un de la sélection.
-
Des lieutenants en forme : En pointe, l’ancien Marseillais Luis Suárez sort de saisons pleines à Almería et au Sporting Portugal. De plus, le réservoir s’est enrichi avec l’émergence de Cucho Hernández (Betis) et du jeune Andrés Gómez.
Les points faibles : Les failles de l’arrière-garde
Le grand chantier des Colombiens demeure l’équilibre défensif. Malgré des individualités d’expérience comme Dávinson Sánchez, Jhon Lucumí ou Yerry Mina, la Colombie a affiché la 5e pire défense des éliminatoires sud-américains, concédant 18 buts en 18 rencontres. Ces lacunes ont été criantes lors des récentes confrontations amicales de mars face à la France et la Croatie.
L’autre piège est avant tout mental : le triomphalisme. Trop sûre de ses forces, la Colombie a tendance à aborder ses grands rendez-vous avec un excès de confiance que la presse locale craint de voir se retourner contre l’équipe lors des matchs couperets.
Le calendrier de la Colombie (Groupe K)
Les rencontres des Cafeteros s’étaleront sur la fin du mois de juin, avec un enchaînement de duels tactiques à travers les stades mexicains et américains.
| Match | Date | Heure (française) | Lieu | Enjeu / Contexte |
| Ouzbékistan – Colombie | Jeudi 18 juin 2026 | 04h00 | Stade de Mexico (MEX) | L’entrée en lice face aux redoutables « Loups Blancs » de Fabio Cannavaro. |
| Colombie – RD Congo | Mercredi 24 juin 2026 | 04h00 | Stade de Guadalajara (MEX) | Un duel physique face à des Léopards impatients de bousculer la hiérarchie. |
| Colombie – Portugal | Dimanche 28 juin 2026 | 01h30 | Stade de Miami (USA) |

