La Fifa a rendu public son rapport annuel détaillant la rémunération de l’ensemble de ses collaborateurs, y compris celle de son président. À la tête de l’instance mondiale depuis 2016, le dirigeant italo-suisse Gianni Infantino bénéficie de revenus particulièrement confortables pour orchestrer le football planétaire. Cette transparence financière intervient dans un climat pesant pour le patron de la fédération internationale, confronté à plusieurs polémiques majeures dès le coup d’envoi de la Coupe du monde 2026.
Des émoluments en millions de dollars
Le président de la Fifa perçoit un salaire de base brut annuel fixe qui s’élève à 2,6 millions de dollars. À cette somme contractuelle s’ajoute une prime variable significative qui, pour l’exercice 2025, a atteint 2,2 millions de dollars. Au total, Gianni Infantino a ainsi empoché un montant global de 4,8 millions de dollars au début de l’année 2026. À titre de comparaison, ces gains annuels dépassent le montant total de l’indemnité de transfert déboursée par l’Olympique de Marseille en 2024 pour recruter son gardien de but argentin Geronimo Rulli.
Un président sous le feu des critiques
Cette publication financière coïncide avec une période de fortes turbulences diplomatiques et logistiques pour le patron du football mondial. Infantino doit notamment faire face à la colère des supporters concernant l’explosion du prix des billets du Mondial, mais aussi à la crise entourant l’arbitre somalien Omar Artan, refoulé par les services d’immigration des États-Unis. Face aux critiques, le dirigeant a tenté de calmer le jeu en rappelant la complexité de l’organisation et en affirmant que ses équipes travaillent d’arrache-pied pour trouver des solutions.

