C’est le premier séisme sur les bancs de touche depuis la clôture de la phase de poules. Le sélectionneur de la Corée du Sud, Hong Myung-bo, a présenté sa démission ce dimanche suite à l’élimination précoce de son équipe dès le premier tour de la Coupe du monde 2026. L’annonce, largement relayée par l’agence de presse nationale Yonhap, met un terme brutal à son second mandat à la tête de l’équipe nationale.
L’histoire se répète pour Hong Myung-bo
À 57 ans, le technicien sud-coréen revit son pire cauchemar. Déjà sur le banc des « Guerriers Taeguk » lors du Mondial 2014 au Brésil, il avait quitté ses fonctions après une élimination précoce dès la phase de groupes. Rappelé pour redresser la barre en vue du tournoi nord-américain, il essuie un nouvel échec cuisant qui scelle définitivement son avenir international.
Pourtant, l’aventure avait plutôt bien commencé avec un succès inaugural encourageant face à la République tchèque (2-1). La suite s’est avérée bien plus douloureuse avec deux revers consécutifs subis sur le plus petit des scores (1-0) face au Mexique puis contre l’Afrique du Sud.
Les calculs fatals des meilleurs troisièmes
Avec un bilan final de 3 points et une différence de buts négative (-1), la Corée du Sud s’est retrouvée plongée dans les calculs complexes du nouveau format à 48 équipes. Le verdict est tombé dans la nuit : les Asiatiques échouent à se glisser parmi les huit meilleurs troisièmes repêchés pour les seizièmes de finale, coiffés sur le poteau par des nations au bilan comptable plus favorable, à l’image du Sénégal (+2) ou de l’Iran (0).
C’est une sortie par la petite porte pour une figure pourtant légendaire du football sud-coréen. Ancien capitaine emblématique et considéré comme l’un des plus grands défenseurs de l’histoire de son pays, Hong Myung-bo avait décroché le Ballon de bronze lors de l’épopée historique du Mondial 2002 à domicile, où la Corée du Sud avait atteint les demi-finales. Vingt-quatre ans plus tard, la magie n’a pas opéré.

