Le quart de finale de la Coupe du Monde 2026 entre la France et le Maroc, programmé ce jeudi à Boston (22h), approche dans un climat d’extrême tension. Entre les altercations de journalistes en conférence de presse et les souvenirs douloureux, la presse marocaine mène une charge médiatique intense. Animés par un puissant esprit de revanche, les principaux quotidiens du Royaume mettent une pression maximale sur le corps arbitral pour éviter que le traumatisme de la demi-finale du Mondial 2022 au Qatar ne se répète.
La hantise d’une nouvelle injustice arbitrale
Pour les médias marocains, à l’instar du journal Le Matin, la demi-finale perdue il y a quatre ans (2-0) reste une « plaie ouverte » marquée par deux penalties flagrants oubliés sur Sofiane Boufal et Selim Amallah. Dans un article intitulé « Le spectre de la demi-finale 2022 plane sur Maroc-France », le quotidien exprime la peur du public de voir les ambitions des Lions de l’Atlas à nouveau brisées par des décisions partiales. La désignation de l’arbitre argentin Facundo Tello cristallise toutes les inquiétudes dans un contexte géopolitique ultra-sensible, quelques jours seulement après les vives plaintes de l’Égypte concernant un arbitrage français favorable à l’Argentine.
Mohamed Ouahbi, l’homme des exploits face à la France
Malgré cette méfiance ambiante, le moral reste au plus haut du côté d’un groupe uni derrière le sélectionneur Mohamed Ouahbi. Le journal Assabah rappelle que le technicien possède un solide savoir-faire face aux équipes françaises, ayant déjà éliminé les Bleuets en demi-finale du Mondial U20 2025 avant de décrocher le sacre mondial. Portés par la rage de vaincre de Brahim Diaz et le leadership d’Achraf Hakimi, les Lions de l’Atlas croient fermement en leur force collective pour faire tomber les vice-champions du monde en titre et s’installer définitivement sur le toit du football mondial.

