Le choc tant attendu entre le Maroc et la France ce jeudi en quarts de finale du Mondial 2026 à Boston se prépare dans un climat d’union sacrée, malgré les révélations sur les tensions internes récentes. Les coulisses de la sélection marocaine ont en effet été secouées par une vive brouille entre deux de ses stars majeures, Achraf Hakimi et Brahim Diaz. Au cœur de cette discorde : la panenka manquée par le Madrilène lors de la finale de la CAN 2025 face au Sénégal le 18 janvier dernier. Un geste de trop qui a mis de longs mois à être digéré par le vestiaire, et particulièrement par le défenseur du PSG.
Le traumatisme de la finale de la CAN 2025
Pour comprendre ce ressentiment, il faut remonter à la finale continentale où le Maroc s’était incliné sur le terrain avant d’être finalement sacré sur tapis vert par la CAF deux mois plus tard. Dans les ultimes instants de la rencontre, Brahim Diaz avait obtenu la balle de match sur un penalty provoqué par lui-même. Mais après une longue interruption liée aux protestations sénégalaises et à un envahissement de terrain, sa tentative de panenka s’était écrasée dans les gants d’Édouard Mendy. Un excès d’individualisme vertement critiqué par l’ex-capitaine Romain Saïss, rappelant que si l’erreur est humaine, le choix du geste à ce moment crucial frôlait l’inconscience.
Un pacte de non-agression sous l’égide de Mohamed Ouahbi
Le point de non-retour a été atteint lors du rassemblement de mars, où les excuses formelles de Brahim Diaz n’avaient pas suffi à calmer l’agacement d’Achraf Hakimi, donnant lieu à des échanges particulièrement virils entre les deux cadres. Cependant, à l’approche du sommet face aux Bleus, le nouveau sélectionneur Mohamed Ouahbi et l’entourage des Lions de l’Atlas ont réussi à instaurer une médiation efficace. Si les deux hommes ne partagent pas une profonde amitié, ils ont accepté de mettre leurs différends de côté au nom de l’intérêt supérieur de la nation, affichant une complicité retrouvée sur le terrain lors des victoires mémorables contre les Pays-Bas et le Canada.

