L’ancien cycliste américain Lance Armstrong, déchu de ses sept victoires sur la Grande Boucle et suspendu à vie pour dopage, s’est vivement invité dans les débats du Tour de France 2026. Dans son podcast TheMove, le Texan est monté au créneau pour dénoncer des contrôles antidopage nocturnes subis par les deux favoris de l’épreuve, Tadej Pogacar et Jonas Vingegaard.
« On ne fait pas ça à Messi »
L’International Testing Agency (ITA) a provoqué l’incompréhension et la colère au sein du peloton en effectuant un contrôle ciblé auprès du maillot jaune et de son dauphin dans la nuit de samedi à dimanche, aux alentours de 2 heures du matin. Une pratique jugée « inhumaine » par plusieurs acteurs de la course en raison de l’importance capitale du sommeil pour la récupération.
Pour Lance Armstrong, les autorités antidopage ont largement dépassé les bornes :
« Faire un contrôle antidopage à deux heures du matin est une atteinte aux droits de l’homme. Je suis sans voix (…) C’est l’épreuve sportive la plus difficile au monde. Le sommeil est essentiel (…) Que se passerait-il si vous frappiez à la porte de Messi à deux heures du matin ? On ne fait pas ça à Messi », s’est-il insurgé à l’adresse de l’Union Cycliste Internationale (UCI).
Les contrôles se multiplient au sein du peloton
Si la sortie d’Armstrong peut sembler paradoxale au vu de son passé, le mécontentement est partagé par plusieurs équipes. Lors de la journée de repos du lundi, l’ITA a de nouveau mené de larges vagues de prélèvements.
Même à des heures plus conventionnelles en début de soirée (entre 20h30 et 22h), certains coureurs comme chez Red Bull-BORA-hansgrohe, Decathlon CMA CGM ou Groupama-FDJ United se trouvaient déjà au lit lorsque les inspecteurs ont frappé aux portes de leurs chambres, perturbant à nouveau la quiétude des athlètes.

