Dans une enquête publiée par The Times, la journaliste sportive Alyson Rudd révèle l’existence d’un plan de la FIFA visant à céder des parts de la Coupe du monde à des investisseurs privés, accélérant la mutation commerciale du football.
Un tournoi 2026 marqué par l’américanisation
La récente Coupe du monde organisée aux États-Unis a posé les jalons d’une transformation profonde du football international. Entre des billets aux tarifs prohibitifs, des interférences politiques comme l’expulsion contestée de l’attaquant américain Folarin Balogun et une mi-temps de finale étirée à 27 minutes pour accueillir un spectacle façon Super Bowl, la compétition s’est calquée sur le modèle du divertissement américain. Malgré ces contraintes et les mises en scène de Gianni Infantino aux côtés de Donald Trump, l’émotion sportive a subsisté grâce aux performances des joueurs et aux exploits inattendus des petites nations.
Un projet de privatisation financièrement juteux
Derrière les coulisses du tournoi, Gianni Infantino négocie désormais la vente de participations de la Coupe du monde à des fonds privés et des figures influentes comme Joshua Kushner. Pour neutraliser l’opposition des 211 fédérations membres, la FIFA prévoit de leur distribuer des parts redistribuables, réitérant la stratégie d’incitation financière instaurée dès 2016. Ce plan permettrait de fixer durablement les compétitions sur le sol américain et assurerait à Infantino un salaire de 60 millions de dollars par an en tant que commissaire de la nouvelle structure. Face à cette dérive, seule la Fédération norvégienne s’oppose ouvertement, appelant le monde du football à réagir.

