Trois ans après son départ, Roberto Mancini est officiellement redescendu sur le banc de la sélection italienne le 28 juillet 2026. Nommé d’urgence par le Conseil Fédéral de la FIGC après l’échec des négociations avec Andrea Pirlo et le départ de Paolo Maldini, l’ancien vainqueur de l’Euro 2020 hérite de la lourde tâche de réconcilier la Nazionale avec ses supporters.
Une nomination née d’une crise institutionnelle
La désignation de Roberto Mancini survient au terme de plusieurs semaines de fortes turbulences pour le football italien. Après le capotage remarqué des discussions avec Andrea Pirlo et la démission dans la foulée du directeur technique Paolo Maldini, la Fédération italienne de football a fait le choix de l’expérience et de la sécurité. En s’appuyant sur un technicien fort de plus de 830 matchs dirigés en carrière et armé de 15 trophées glanés entre l’Italie, l’Angleterre et la Turquie, la FIGC mise sur un entraîneur maîtrisant parfaitement l’écosystème azzurro pour amorcer sans délai un nouveau cycle sportif.
Entre souvenir glorieux de l’Euro et traumatisme de 2022
Ce retour suscite néanmoins des réactions contrastées au sein de l’opinion publique transalpine. Si Mancini conserve l’aura de l’artisan du sacre européen à Wembley et du record planétaire de 37 matchs consécutifs sans défaite, son premier mandat s’était fracassé sur l’élimination en barrages face à la Macédoine du Nord, privant l’Italie de la Coupe du monde 2022 au Qatar. Le principal défi du technicien originaire des Marches consistera ainsi à dissiper le scepticisme persistant d’une partie des tifosis et à prouver que cette deuxième ère saura écrire une trajectoire plus heureuse que la précédente.

