Dans une lettre ouverte adressée ce lundi à la « famille du football », l’UEFA, la Concacaf et l’AFC ont vivement critiqué le président de la FIFA, Gianni Infantino, après l’abandon de son projet d’ouverture des compétitions à des investisseurs privés. Les trois confédérations dénoncent un manque de transparence, un manquement à l’intégrité et un grave défaut de jugement de la part du leadership de l’instance internationale.
Une contestation de la version officielle de la FIFA
Rejetant les explications de l’instance mondiale qui avait plaidé un simple défaut de communication tout en renouvelant sa confiance à Gianni Infantino lors d’une réunion de crise à Rabat, les confédérations frondeuses dénoncent une rupture de confiance fondamentale. Elles affirment que le football n’appartient à aucun individu et appellent à une gouvernance collective responsable, demandant une redistribution maîtrisée des réserves financières existantes de la FIFA vers le développement des fédérations.
Maintien des réformes votées mais menace de boycott
Malgré cette fronde d’une ampleur inédite, l’UEFA, la Concacaf et l’AFC précisent qu’elles ne remettent pas en cause les décisions adoptées collectivement, telles que l’élargissement des compétitions ou les dotations de la Coupe du monde. Cependant, l’UEFA maintient sa menace de boycotter les tournois de la FIFA si les exigences de transparence et de respect des principes de gouvernance ne sont pas pleinement satisfaites.

