À une semaine de la reprise des éliminatoires de la CAN 2027, Mohamed Ouahbi et Brahim Hemdani ont dévoilé leurs listes. Le Maroc affronte le Niger les 13 et 17 novembre, à Casablanca puis à Rabat, tandis que l’Algérie défie le Togo les 14 et 17 novembre.
Entre retours attendus, nouvelles têtes et absences qui interrogent, ces sélections en disent long sur les choix des deux techniciens.
Le Maroc entre continuité et renouveau
Leader de son groupe avec deux victoires, le Maroc mise sur la stabilité autour de Bounou, Hakimi, Aguerd, Mazraoui et Brahim Díaz. Le grand retour est celui de Youssef En-Nesyri, accompagné de Souffian El Karouani et Reda Belahyane. Ouahbi ouvre aussi la porte à la jeunesse avec Ayyoub Bouaddi, Abdellah Ouazane et Ayoub Oufkir. Les absences s’expliquent surtout par les blessures (Saibari, Ounahi, El Kaabi, Rahimi, Riad). Parmi les choix techniques, Amine Harit reste à l’écart malgré trois buts lors de ses quatre derniers matchs de Ligue 1, Ouahbi privilégiant la continuité à son poste. Amine Adli, de retour de blessure, et le jeune Chemsdine Talbi, peu utilisé à Sunderland, ne sont pas retenus non plus. La richesse de l’effectif marocain rend chaque place très chère.
L’Algérie fait le pari du temps de jeu
En Algérie, la décision la plus commentée concerne Luca Zidane, absent de la liste de 26 joueurs. Brahim Hemdani assume ce choix : « J’avais besoin d’avoir le choix entre trois gardiens qui avaient un maximum de temps de jeu. » Ce critère profite à Oussama Benbot (USM Alger), qui retrouve sa place dans le groupe. Pour le reste, le sélectionneur s’appuie sur ses cadres, dont Ramy Bensebaïni, Nabil Bentaleb, Hicham Boudaoui et Amine Gouiri, buteur décisif avec Marseille jeudi en Ligue Europa. Le temps de jeu en club devient ainsi le critère clé des Fennecs.

