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Patrice Motsepe a rompu le silence. Le président de la CAF a publié une déclaration officielle après la décision du Jury d’Appel du 17 mars 2026 attribuant le titre de la CAN 2025 au Maroc. Ton mesuré, déception affichée, défense des institutions : trois messages clairs dans un texte très attendu. |
Une déception assuméeMotsepe ne cache pas ses sentiments. Il se dit extrêmement déçu par les incidents survenus lors de la finale. Ces événements, dit-il, compromettent le bon travail accompli par la CAF pendant de nombreuses années pour garantir l’intégrité et la crédibilité du football africain. Ce mot, déçu, est fort. Le président de la CAF ne défend pas le comportement des protagonistes. Il reconnaît que quelque chose a mal tourné lors de cette finale. C’est un aveu rare de la part d’une institution qui, souvent, préfère défendre ses décisions sans nuance. |
La défense des organes judiciairesMotsepe défend avec force l’indépendance de la commission disciplinaire et de la commission d’appel. Il rappelle que ces organes ont été constitués différemment du passé. Chaque association membre et chaque zone régionale a proposé des noms de juges respectés. L’objectif : garantir l’impartialité. Il cite la preuve de cette indépendance : les deux organes ont rendu des décisions opposées. La commission disciplinaire a donné raison au Sénégal. La commission d’appel a donné raison au Maroc. Pour Motsepe, cette divergence prouve que personne ne dicte les décisions. Les juges décident librement. C’est l’essence même de l’indépendance judiciaire. |
Le chantier qui resteMotsepe reconnaît qu’il reste du travail. Les soupçons persistent. La méfiance envers les arbitres et les institutions reste un problème ancien. Il s’engage à continuer les réformes. La CAF a déjà commencé à prendre des mesures importantes pour corriger les insuffisances identifiées. Les détails de ces mesures restent pour l’instant à préciser. |

