L’icône du judo français a tranché. Un mois seulement après la naissance de sa deuxième fille, Dakota, Clarisse Agbégnénou a dévoilé ses plans pour la fin de sa carrière monumentale. Dans un entretien accordé à L’Équipe, la sextuple championne du monde de 33 ans a confirmé qu’elle tirerait sa révérence après les Jeux olympiques de 2028.
Un retour express sur les tatamis
Fidèle à sa réputation de « super-maman », la Rennaise prépare déjà son retour. Ayant pratiqué le judo jusqu’à son septième mois de grossesse, elle compte reprendre l’entraînement dès la fin du mois d’avril 2026. Son premier grand objectif ? Les Mondiaux de judo, décalés en octobre 2026 (du 4 au 11), une date qui lui laisse le temps nécessaire pour retrouver son meilleur niveau.
« Partir comme une reine »
À 35 ans, lors des Jeux de Los Angeles, Clarisse Agbégnénou rangera définitivement son kimono. Un choix mûrement réfléchi pour celle qui refuse de faire le combat de trop. « Je n’ai pas envie de finir mal. Je sens que les jeunes poussent depuis longtemps. À un moment, ce serait malsain », confie-t-elle avec une grande lucidité. Déjà « en paix » avec son immense palmarès, elle aborde ces dernières années de compétition comme un bonus, avec l’ambition de partir au sommet de son art.
La fin d’une ère pour le judo français
Le rendez-vous de 2028 marquera un tournant historique pour le sport tricolore. En plus de Clarisse Agbégnénou, un autre monument, Teddy Riner, devrait également faire ses adieux à la scène olympique à l’âge de 39 ans. La délégation française s’apprête donc à célébrer la fin de carrière de ses deux plus grands ambassadeurs lors d’une olympiade qui s’annonce d’ores et déjà riche en émotions.

