Le football gabonais traverse une zone de fortes turbulences. Seul candidat à sa propre succession pour un nouveau mandat à la tête de la Fédération gabonaise de football (Fegafoot), Pierre-Alain Mounguengui fait face à une opposition frontale. L’Association nationale des footballeurs professionnels (ANFPG) et l’Association des footballeurs du Gabon (AFG) ont officiellement lancé une offensive juridique pour stopper ce processus.
Un recours pour « manque d’éthique »
Dans un communiqué conjoint publié le 31 mars 2026, les deux organisations dénoncent ce qu’elles qualifient de « passage en force ». Elles ont saisi la commission de recours pour réclamer l’annulation pure et simple de la candidature de Mounguengui. Les contestataires invoquent des doutes sérieux sur la sincérité du scrutin et sur l’éthique de la gouvernance actuelle.
Remy Ebanega interpelle la FIFA et l’État
La fronde est portée par l’ancien international Remy Ebanega. Ce dernier n’a pas hésité à interpeller directement la FIFA et la présidence de la République gabonaise. Selon lui, valider cette candidature unique reviendrait à cautionner une gestion jugée défaillante du football national ces dernières années.
Le climat social autour du sport roi au Gabon s’alourdit. Ebanega prévient que le maintien de ce scrutin en l’état pourrait engendrer des troubles majeurs au sein de la famille du football. Cette crise de légitimité place désormais les autorités sportives et politiques devant une responsabilité historique à la veille de l’élection.

