Au lendemain de la Coupe du monde 2026 et du retrait brutal du projet de société commerciale porté par Gianni Infantino, la FIFA traverse une crise interne sans précédent. Dans une enquête signée RMC Sport, plusieurs salariés et cadres de l’instance internationale rompent l’omerta sous couvert d’anonymat. Dénonçant des méthodes hyper-centralisées, un fonctionnement autoritaire et une image publique dégradée, les équipes de la Fédération internationale réclament désormais ouvertement un changement de direction.
Une gouvernance contestée et une rupture de confiance
L’épisode de la société commerciale, révélé par The Times puis abandonné par la présidence, a agi comme le détonateur d’un malaise accumulé depuis des mois. Au siège de Zurich comme dans les bureaux régionaux, les employés décrivent un management exécutif où les équipes n’ont plus « leur mot à dire ». Entre les déplacements en jet privé et les décisions solitaires, les collaborateurs déplorent la dérive marchande d’une institution perçue par le public comme uniquement guidée par l’argent.
Quel avenir pour Infantino avant le congrès de 2027 ?
La démission de Carlos Cordeiro, principal conseiller du président, combinée aux récentes prises de position du numéro trois Kevin Lamour, témoigne des tensions jusqu’au plus haut sommet. Alors qu’un congrès décisif est prévu à Rabat en mars 2027, une partie des effectifs appelle à un changement rapide à la tête de la FIFA pour restaurer la crédibilité de l’instance. La question de la viabilité du mandat de Gianni Infantino est désormais ouvertement posée dans les couloirs du football mondial.

