La tempête politique s’intensifie au sommet de la FIFA. Après l’abandon en catastrophe du projet visant à ouvrir les activités commerciales de l’instance à des investisseurs privés, de hauts dirigeants se désolidarisent publiquement du président Gianni Infantino. Arsène Wenger, directeur du développement, et Mattias Grafström, secrétaire général, ont exprimé leurs vives réserves quant à cette initiative polémique.
Un projet décrié et retiré sous la pression
Porté par Gianni Infantino, le projet « FFE » prévoyait de céder la gestion des droits commerciaux et des compétitions (dont la Coupe du monde) à une structure extérieure financée par des capitaux privés. Face au tollé général soulevé par l’UEFA et plusieurs acteurs majeurs du football mondial, le projet a été officiellement enterré dans la nuit de vendredi à samedi.
Arsène Wenger a qualifié cette annulation d’« absolument nécessaire », affirmant n’avoir jamais été associé aux discussions et réaffirmant son attachement à l’indépendance de la FIFA. De son côté, le secrétaire général Mattias Grafström a adressé un courriel de réassurance au personnel de l’instance, déplorant des « événements tristes et condamnables » tout en appelant au calme.
Infantino fragilisé en vue du congrès de Rabat 2027
Cette séquence laisse des traces profondes au sein du gouvernement du football mondial :
Démission au sommet : Carlos Cordeiro, conseiller principal d’Infantino, a démissionné vendredi en signe de protestation.
Fronde diplomatique : Quatre fédérations européennes (la Finlande, le Pays de Galles, la Serbie et la Suède) ont d’ores et déjà retiré leur soutien au président sortant.
Bien qu’il reste pour l’heure le seul candidat déclaré à sa propre succession pour le scrutin prévu en mars 2027 à Rabat, Gianni Infantino ressort considérablement isolé de cet épisode.

