La tempête qui secoue la présidence de Gianni Infantino redouble d’intensité. Ce mercredi 5 août, l’ancien international portugais Luis Figo est sorti du silence dans le quotidien britannique Daily Mail pour réclamer la démission immédiate du patron de la FIFA, l’accusant d’avoir « menti et trompé » l’instance. Cette prise de parole incendiaire s’ajoute à l’effondrement du projet financier FIFA Forward Enterprise et à la rupture d’un premier cercle de cadres en pleine débandade.
Les révélations d’une crise de gouvernance sans précédent
La tribune incendiaire de Luis Figo : L’ancienne légende du football mondial ne mâche pas ses mots face au manque d’éthique de la présidence, dénonçant le comportement « le plus déloyal et le plus intéressé » qu’il ait jamais observé dans le sport. Constatant qu’Infantino a « perdu le soutien de son personnel senior et de ses plus proches conseillers », Figo martèle qu’il n’est « pas trop tard pour sauver le football ».
Anatomie du projet « FIFA Forward Enterprise » : À l’origine du scandale, la création d’une entité commerciale évaluée à 20 milliards de dollars pour céder une part minoritaire à des investisseurs privés (permettant de lever jusqu’à 4,2 milliards de dollars), impliquant notamment un fonds dirigé par le frère de Jared Kushner. Face aux menaces de boycott de l’UEFA, de la CONCACAF et de la Confédération asiatique, la FIFA a dû faire machine arrière le 1er août.
La fuite des alliés au sommet : L’abandon du projet n’a pas arrêté l’hémorragie interne : le conseiller senior Carlos Cordeiro a démissionné avec fracas, tandis que le directeur général Kevin Lamour a dénoncé le « projet d’un seul homme ». L’UEFA a acté la rupture totale en affirmant avoir définitivement perdu confiance en la direction actuelle.

