Le lendemain de la qualification héroïque de l’Argentine face à l’Angleterre (2-1) offre un contraste saisissant dans les rédactions sportives mondiales. Entre le désespoir noir d’une presse britannique meurtrie par le scénario et l’extase des médias sud-américains, l’Europe entière se projette déjà vers ce qui s’annonce comme une finale de légende face à la Roja.
L’Angleterre plonge dans l’« agonie » et cherche ses coupables
Outre-Manche, la pilule est extrêmement amère. Alors que les Three Lions ont touché du doigt leur première finale mondiale depuis 60 ans, la chute n’en est que plus douloureuse. Les médias britanniques se partagent entre détresse historique et colère tactique :
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La douleur des chiffres : Le Daily Express titre en une « L’Agonie alors que notre attente continue », rappelant la terrible disette qui court depuis le sacre de 1966. The Independent résume le sentiment général avec une photo de Harry Kane prostré sous le titre « Le crève-cœur de l’Angleterre ».
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La cible Thomas Tuchel : Le sélectionneur allemand est vivement pointé du doigt pour son coaching frileux et sa gestion jugée désastreuse de la dernière demi-heure.
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Harry Kane sous le feu des critiques : Le Daily Mail regrette que le capitaine anglais ait été « incapable » de peser sur la rencontre, là où son homologue argentin a délivré une masterclass.
L’Argentine exulte, l’Italie célèbre son « Lautaro de Dieu »
À Buenos Aires, le ton est évidemment à la fête nationale. Le quotidien sportif Olé affiche sa fierté d’un « Héros : remontada historique », se fendant au passage d’un provocateur « Ciao l’Angleterre ». Pour La Capital, cette victoire arrachée au mental est une véritable « leçon de football et de courage ».
La performance majuscule de Lautaro Martinez, buteur libérateur à la 92ème minute, a également trouvé un écho retentissant en Italie. La Gazzetta dello Sport n’a pas hésité à titrer « Lautaro de Dieu » en hommage au capitaine de l’Inter Milan, érigé en sauveur de la nation argentine. En France, le journal L’Équipe s’incline devant la résilience de l’Albiceleste, titrant sobrement à sa une : « Les immortels ».
L’Espagne salue « la plus belle finale du monde »
À peine les larmes anglaises séchées, la planète football trépigne déjà d’impatience à l’idée du choc de dimanche au MetLife Stadium entre l’Espagne de Lamine Yamal et l’Argentine de Lionel Messi.
Les journaux ibériques rivalisent de superlatifs. Alors que Marca promet « la finale la plus belle du monde », les médias catalans Sport et Mundo Deportivo saluent d’avance un « duel monumental » et un « final brutal » face à l’éternelle Pulga.

