La préparation des Lions de la Téranga vire à la panne d’inspiration. Après un revers inquiétant face aux États-Unis (3-2), l’équipe nationale du Sénégal n’a pu faire mieux qu’un triste match nul (0-0) contre l’Arabie saoudite, ce mardi 9 juin 2026 en match amical à San Antonio (Texas). À six jours de retrouver l’équipe de France pour leur entrée en lice dans la Coupe du monde, les hommes du staff technique sénégalais n’ont pas réussi à dissiper les doutes entourant leur animation collective.
Une attaque stérile, Mendy évite le pire
Durant une rencontre globalement terne et disputée sur un rythme monocorde, le Sénégal a cruellement manqué de tranchant offensif. Les rares frissons sont venus de Krépin Diatta, maladroit sur un excellent centre du jeune El Hadji Malick Diouf (36e), puis d’Ismaïla Sarr, dont le centre-tir vicieux est venu s’écraser sur la barre transversale saoudienne en seconde période (73e).
Malgré la présence de la star Sadio Mané sur le terrain, le secteur offensif a cruellement manqué de liant. Pire, l’arrière-garde des Lions s’est montrée fébrile et a dû s’en remettre à la vigilance d’Edouard Mendy, auteur de deux parades décisives en première période (9e, 32e) pour éviter une nouvelle déconvenue face à un bloc saoudien bien organisé.
Le grand retour de Kalidou Koulibaly
La seule véritable satisfaction de cette nuit texane réside dans le secteur médical. Éloigné des terrains depuis plusieurs semaines en raison d’une blessure tenace à la cuisse, le capitaine et défenseur central Kalidou Koulibaly a enfin rejoué. Entré en jeu à la 82e minute à la place de Mamadou Sarr, le patron de la défense sénégalaise a pu accumuler quelques minutes précieuses. Reste à savoir s’il aura le rythme nécessaire pour postuler à une place de titulaire pour le choc du groupe I.
Ce manque de repères et cette animation en berne interviennent alors que le Sénégal s’apprête à défier la France le 16 juin prochain à East Rutherford (New Jersey). Un remake historique et hautement symbolique du match d’ouverture de 2002 que les Lions devront aborder avec un tout autre visage s’ils espèrent faire trembler l’armada de Didier Deschamps.

