Le Brésil a frôlé le séisme historique à Houston. Menée et bousculée par un Japon héroïque, la Seleção a dû s’en remettre à un éclair de Gabriel Martinelli à la 94e minute pour arracher sa qualification pour les quarts de finale de la Coupe du monde 2026 (2-1). Les hommes de Carlo Ancelotti poursuivent leur route, mais ce succès laborieux résonne comme un sérieux avertissement.
Le Japon climatise la Seleção avant la pause
Le premier acte a pris les allures d’un cauchemar pour les Brésiliens. Trop prévisible, manquant cruellement de rythme et incapable de structurer son milieu de terrain, le Brésil s’est fait punir sur une transition rapide des Samurai Blue.
Au milieu de la première période, le milieu japonais Sano a signé un exploit personnel : une percée tranchante plein axe conclue par une frappe chirurgicale du pied gauche hors de portée du portier auriverde (1-0). Totalement groggy, le Brésil a rejoint les vestiaires la tête basse et pleine de doutes.
Le coaching d’Ancelotti et la révolte de Casemiro
Secoués à la pause, les Brésiliens sont revenus sur la pelouse du NRG Stadium avec des intentions bien plus agressives. Carlo Ancelotti a rapidement procédé à des ajustements tactiques, lançant le jeune crack Endrick pour dynamiser l’attaque aux côtés d’un Vinicius Junior virevoltant.
La délivrance est d’abord venue des cadres. À force d’asphyxier le bloc nippon, le Brésil a recollé au score grâce à un coup de casque rageur de son capitaine Casemiro sur corner, remettant les quintuples champions du monde sur les bons rails.
Martinelli libère le Brésil, les larmes du Japon
Alors que les prolongations se profilaient et que le Japon défendait chaque centimètre carré avec une solidarité admirable, le match a basculé dans le temps additionnel (90+4). Idéalement servi par une ouverture lumineuse de Bruno Guimarães, l’attaquant d’Arsenal Gabriel Martinelli a contrôlé avant de déclencher une frappe croisée qui a trouvé le chemin des filets avec l’aide du poteau (2-1).
Un dénouement d’une cruauté absolue pour les Japonais, effondrés en larmes au coup de sifflet final, qui échouent une nouvelle fois à franchir ce cap historique des matchs à élimination directe. Côté brésilien, si la fête est totale et que Neymar est resté sur le banc tout le match, la manière interpelle. Pour espérer réitérer le sacre de 1994 sur le sol américain, la Seleção devra afficher un tout autre visage dès le prochain tour.

