Près de trois décennies que le peuple autrichien attendait cela. Absente de la Coupe du monde depuis l’édition 1998 en France, l’Autriche s’apprête à faire son grand retour sur la plus prestigieuse des scènes à l’occasion de ce Mondial 2026. Loin de sa gloire d’antan marquée par une troisième place historique en 1954, Das Team aborde l’échéance nord-américaine avec une génération dorée, un plan de jeu ultra-identifiable et la ferme intention de bousculer la hiérarchie dans un Groupe I qui croisera notamment la route des champions du monde argentins.
Une campagne de qualification impitoyable
Portée par son statut de tête de série, l’Autriche n’a pas tremblé lors des éliminatoires de la zone UEFA. Sous la houlette du maître tacticien Ralf Rangnick, la sélection a survolé sa poule avec un bilan implacable de six victoires, un nul et une seule petite défaite face à des adversaires coriaces comme la Bosnie-Herzégovine et la Roumanie.
Au-delà des points, c’est la manière qui a impressionné les observateurs : une moyenne spectaculaire de 2,75 buts inscrits par match alliée à une imperméabilité défensive remarquable (seulement 4 buts encaissés et 5 clean-sheets). Une qualification historique qui a mis fin à une véritable malédiction et qui a poussé le fantasque Marko Arnautović à réclamer avec humour un jour férié national.
Les points forts : L’esprit de corps et une densité historique au milieu
Le principal atout de cette Autriche réside dans sa structure collective et la philosophie de jeu prônée par Ralf Rangnick, l’un des pères fondateurs du Gegenpressing.
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Une union sacrée : L’ancien entraîneur Peter Zeidler souligne une cohésion d’équipe inédite : « Ils sont fiers de porter ce maillot, ils ont une équipe soudée. Cela va être un avantage énorme. »
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Un entrejeu royal : La sélection bénéficie d’une abondance de talents axiaux sans précédent dans son histoire. Avec Marcel Sabitzer, Christoph Baumgartner, Romano Schmid et le jeune Carney Chukwuemeka, Rangnick dispose d’un moteur ultra-créatif et parfaitement adapté aux exigences de son football vertical et étouffant.
Les points faibles : Un réservoir limité en attaque et dans les buts
Si le milieu affiche complet et que l’arrière-garde compte de sacrées valeurs sûres avec Kevin Danso et Konrad Laimer, les zones de vérité manquent cruellement de profondeur :
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Des vétérans à bout de souffle : En pointe, Marko Arnautović (37 ans) et Michael Gregoritsch (32 ans) sortent de saisons très moyennes en club (respectivement 10 et 9 buts) et approchent du crépuscule de leur carrière.
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Le chantier des gardiens : Ni Patrick Pentz ni Alexander Schlager ne figurent parmi les références internationales à ce poste. À ce niveau de compétition, l’absence d’un dernier rempart de classe mondiale pourrait s’avérer rédhibitoire lors des matchs à élimination directe.
Le joueur clé : David Alaba, le leader en mission
À 33 ans, David Alaba s’avance vers ce tournoi avec un statut paradoxal. Relégué sur le banc ou miné par les blessures lors d’une dernière saison cauchemardesque au Real Madrid qui l’a laissé libre, le défenseur légendaire joue très gros.
Même si Ralf Rangnick choisit parfois de préserver ses jambes en lui préférant la charnière Lienhart-Danso, Alaba reste le taulier absolu, le capitaine spirituel et le guide du vestiaire. En mission pour ce qui représente très probablement sa dernière Coupe du monde, il aura à cœur de briller aux yeux du monde pour retrouver un club à sa mesure.

