C’est l’homme qui aura la lourde tâche de faire respecter la loi du terrain au cœur du cyclone. Alors que le huitième de finale entre les États-Unis et la Belgique (prévu ce mardi à 1h du matin) est totalement vampirisé par le scandale géopolitique de la suspension levée de Folarin Balogun, la FIFA a désigné le Jordanien Adham Makhadmeh pour diriger les débats à Seattle. Portrait d’un officiel attendu au tournant.
Un habitué des grands rendez-vous et des Diables Rouges
À 39 ans, Adham Makhadmeh participe à la toute première Coupe du Monde de sa carrière, mais son CV affiche déjà de solides références internationales :
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Un excellent souvenir pour la Belgique : Si le public américain va découvrir son arbitrage, les supporters belges le connaissent bien. C’est lui qui était au sifflet lors de la démonstration des Diables Rouges face à la Nouvelle-Zélande (5-1) durant la phase de groupes.
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Le choc des JO de Paris 2024 : Les fans de football français s’en souviennent également, puisque le Jordanien avait officié lors de la finale dantesque des Jeux Olympiques au Parc des Princes entre la France et l’Espagne (3-5).
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Au cœur du Mondial : Plus récemment dans le tournoi américain, il a parfaitement tenu les rênes du seizième de finale à haute tension opposant l’Angleterre à la RD Congo (2-1).
La mise en garde lunaire de Donald Trump
La pression sur ses épaules s’annonce monumentale après les dernières sorties médiatiques de la Maison-Blanche. Soucieux de défendre le camp américain, Donald Trump s’est fendu d’une déclaration offensive pour disqualifier par avance toute décision arbitrale contraire à ses intérêts :
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Le procès d’intention : En qualifiant l’arbitre précédent de la sélection (celui ayant exclu Balogun face à la Bosnie) de personnage « un peu suspect si vous regardez son passé », le président américain a envoyé un message à peine subliminal au corps arbitral pour la suite de la compétition.
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Le piège politique : Pour les observateurs, la relative inexpérience d’Adham Makhadmeh à ce niveau de compétition pourrait immédiatement servir d’excuse ou d’argumentaire de communication à Donald Trump en cas d’élimination de Team USA sur ses terres.
Dans un stade qui s’annonce bouillant et devant des Belges survoltés par un sentiment d’injustice, le sang-froid du sifflet jordanien sera la clé de la voûte de ce choc planétaire.
