L’avenir financier de l’Olympique de Marseille s’annonce complexe. Deux mois après avoir officialisé dans le JDD sa volonté de trouver un nouveau partenaire financier pour faire passer l’OM « au niveau supérieur », l’homme d’affaires américain Frank McCourt se heurte aux réalités du marché. Si son entourage certifie qu’une vente totale de l’entité olympienne n’est pas à l’ordre du jour, les conditions d’entrée fixées par le Bostonien refroidissent nettement les candidats potentiels.
Une valorisation à 1,2 milliard de dollars qui bloque les négociations
Le principal point de friction réside dans l’estimation de la valeur du club par son propriétaire. Selon des révélations de La Provence, Frank McCourt ne négociera aucune ouverture de capital ou vente en deçà de la barre symbolique du milliard d’euros (valorisant l’OM à 1,2 milliard de dollars). Ayant investi environ 700 millions d’euros depuis son arrivée en 2016, le milliardaire américain cherche avant tout à récupérer ses fonds. Cependant, les experts du milieu des affaires soulignent que cette valorisation est excessive pour un club qui ne possède pas son propre stade, un frein majeur pour les investisseurs extérieurs.
Un statut d’associé minoritaire sans aucun pouvoir stratégique
L’autre obstacle de taille concerne la gouvernance du club. Les centaines de millions de dollars réclamés par McCourt ne donneraient droit qu’à un rôle d’investisseur minoritaire, sans aucun pouvoir de commandement stratégique. Une exigence comparée ironiquement par un ancien dirigeant de l’OM à l’action de « financer l’entretien d’une voiture qui ne nous appartient pas et qu’on n’a pas le droit de conduire ». Malgré ces difficultés, McCourt maintient son cap avec deux objectifs clairs : remporter un titre majeur et rentabiliser enfin son investissement colossal à Marseille.

