Le choc tectonique de ce dimanche au MetLife Stadium entre l’Espagne et l’Argentine ne sera pas seulement le théâtre d’une bataille d’étoiles sur le terrain. Sur les bancs de touche, la finale de la Coupe du Monde 2026 offrira des retrouvailles chargées d’histoire, d’émotion et de respect mutuel entre le sélectionneur espagnol Luis de la Fuente (65 ans) et le technicien argentin Lionel Scaloni (48 ans). Derrière ce duel tactique au sommet se cache en effet une relation unique : celle d’un maître et de son ancien élève.
Le banc de la fédération espagnole comme salle de classe
Si les deux hommes partagent des similitudes de parcours frappantes tous deux passés par le Séville FC et tous deux nommés à la tête de leur sélection respective sous le feu des critiques en raison d’un CV jugé trop léger, leur véritable connexion s’est forgée sur les bancs de l’école des entraîneurs.
Installé en Espagne après sa carrière de joueur, Lionel Scaloni y a passé ses diplômes d’entraîneur. En 2017, lors d’un stage pour l’obtention de la licence UEFA Pro, son formateur et professeur au sein de la Fédération espagnole (RFEF) n’était autre que Luis de la Fuente :
« Outre le fait qu’il ait été mon professeur lors de la formation d’entraîneur, j’avais une relation particulière avec lui car j’appréciais sa simplicité. Le destin nous réunit à nouveau aujourd’hui en finale », a confié, ému, le sélectionneur de l’Albiceleste après sa qualification face à l’Angleterre.
Un respect réciproque avant la bataille d’échecs
L’admiration est profondément partagée par le technicien de la Roja, qui se souvient parfaitement du profil du jeune entraîneur qu’il encadrait il y a neuf ans. De la Fuente décrit Scaloni comme un étudiant « très assidu », animé par un désir ardent de progresser, ajoutant que l’avoir eu sous ses ordres représentait « un honneur ».
Ce dimanche, l’amitié et la nostalgie des salles de classe de la RFEF s’effaceront le temps d’un match. Alors que Lionel Scaloni tentera de décrocher la deuxième Coupe du Monde de sa jeune carrière, son ancien professeur, Luis de la Fuente, visera sa toute première consécration mondiale. Une passation d’armes ou une leçon de maître qui s’annoncent d’ores et déjà légendaires.

