L’escalade verbale a cédé la place à une offensive politique sans précédent. Selon les informations divulguées par The Telegraph, l’UEFA passe à l’action directe en posant un ultimatum strict à Gianni Infantino : démissionner de lui-même ou faire face à une procédure de destitution par les urnes. L’instance européenne orchestre une mobilisation massive de ses membres pour évincer le patron de la FIFA, alors que la contestation s’étend désormais aux autres continents.
Un vote de destitution préparé par l’UEFA
Pour concrétiser cette offensive et forcer le départ du dirigeant italo-suisse, l’UEFA rassemble les soutiens nécessaires au déclenchement d’un vote officiel. L’instance a besoin de l’aval d’au moins 43 des 55 fédérations européennes qu’elle représente. Ce seuil paraît désormais largement accessible en raison de l’exaspération croissante déclenchée par le projet de privatisation commerciale et par l’alignement politique jugé personnel d’Infantino sur la scène internationale.
Contestation mondiale et élection de 2027 compromise
La crise dépasse les frontières européennes. La CONCACAF (Amérique du Nord, Centrale et Caraïbes) a rejeté une proposition de soutien financier de la FIFA s’élevant à 20 millions de dollars par fédération, marquant une défiance généralisée. Alors que Gianni Infantino s’avançait vers l’élection présidentielle de mars 2027 sans rival déclaré, cet isolement diplomatique majeur affaiblit considérablement sa position et ouvre la voie à l’émergence d’une candidature d’opposition.

