Assister à l’US Open n’est pas seulement un luxe réservé à l’achat des billets : s’y nourrir relève également de la haute voltige financière. Alors que le tournoi new-yorkais bat son plein à Flushing Meadows, les prix pratiqués dans les stands et restaurants du complexe font bondir les spectateurs. Entre des billets de revente hors de prix et des en-cas facturés à prix d’or, comme des nuggets au caviar à 100 dollars, le Grand Chelem américain confirme sa réputation de tournoi le plus cher du monde.
Une addition salée dans les allées de Flushing Meadows
Pour les centaines de milliers de spectateurs qui déambulent dans les allées du tournoi jusqu’au 13 septembre, la moindre petite faim nécessite de faire chauffer la carte bancaire. Si l’emblématique cocktail du tournoi, le Honey Deuce à base de vodka, s’affiche déjà à 23 dollars (environ 20 euros), les tarifs s’envolent dès qu’il s’agit de manger. Comptez près de 40 dollars (34 euros) pour un simple sandwich au homard ou un burrito au poulet. Mais le sommet est atteint avec les traditionnels nuggets de poulet revisités et parsemés de caviar, facturés la modique somme de 100 dollars, soit environ 86 euros.
Des tarifs stratosphériques en tribunes comme en cuisine
Ces notes salées s’inscrivent dans la droite ligne de la politique tarifaire globale de l’événement, où le prix des places fait chaque année grincer des dents. Si le premier prix d’entrée officiel est affiché à 65 dollars, la revente légale autorisée à New York fait exploser les compteurs, les billets s’arrachant souvent à plus de 300 euros. Un système lucratif pour les organisateurs qui touchent des commissions sur ces reventes via Ticketmaster. Face à cette flambée financière qui éloigne les classes populaires, l’initiative du maire de New York Zohran Mamdani qui a réquisitionné un millier de places à 100 dollars offre un mince répit au milieu de la démesure financière du tournoi.

