L’édition 2026 de l’US Open restera gravée dans les mémoires des supporters locaux. Alors que le tournoi entre dans sa phase finale sur les courts incandescents de Flushing Meadows, le clan américain réalise une véritable démonstration de force. Entre exploits historiques au bout de la nuit et batailles épiques en cinq sets, le tennis des États-Unis s’offre un triplé retentissant avec la qualification de Ben Shelton, Frances Tiafoe et Jessica Pegula pour les demi-finales.
Ben Shelton et Frances Tiafoe enflamment le tableau masculin
Le public new-yorkais a vécu des émotions inoubliables lors de cette quinzaine, portées par une génération masculine décomplexée et spectaculaire.
Le point d’orgue de cette folle quinzaine a indéniablement été signé Ben Shelton. À seulement 23 ans, l’Américain a climatisé le tenant du titre, l’Espagnol Carlos Alcaraz, au terme d’un quart de finale d’anthologie achevé à 3h33 du matin, battant le record de tardiveté du tournoi. Une bataille intense de 4h28 conclue sur un ace salvateur pour le plus grand bonheur d’un public hystérique.
Il retrouvera en demi-finale son compatriote Frances Tiafoe, auteur d’une folle remontée pour écarter Alex Michelsen en cinq manches (5-7, 3-6, 7-5, 6-3, 7-6) après 4h38 de lutte acharnée. Ce duel 100% américain garantit d’ores et déjà la présence d’un joueur local en finale de Grand Chelem, avec l’immense espoir de succéder à Andy Roddick, dernier lauréat américain à New York en 2003.
Jessica Pegula en patronne dans le tableau féminin
La puissance américaine s’illustre également avec brio du côté des femmes. Jessica Pegula, tête de série numéro 3, a tenu son rang avec autorité en dominant sa compatriote Emma Navarro en trois sets (3-6, 6-4, 6-3) au terme d’un combat tactique de 2h22.
Solide, expérimentée et portée par une dynamique exceptionnelle cette saison, la numéro 3 mondiale valide ainsi sa place dans le dernier carré new-yorkais. Désormais confrontée à Aryna Sabalenka pour une place en finale, Pegula peut légitimement rêver du sacre suprême à domicile et d’un triomphe qui couronnerait la suprématie retrouvée du tennis américain sur ses terres.

