Nommé à la tête de l’équipe de France, Zinédine Zidane retrouve ce vendredi l’Italie au Stade de France. Un pays charismatique dans sa trajectoire, qui l’a vu éclore au plus haut niveau sous les couleurs de la Juventus Turin et forger sa culture tactique, mais qui reste aussi le théâtre de ses plus grands drames en sélection.
Entre l’apprentissage exigeant de ses années piémontaises, son amour indéfectible pour la culture transalpine et le souvenir douloureux de sa fin de carrière internationale en 2006, retour sur une relation passionnelle marquée au fer rouge par le destin.
Une idylle italienne : la fabrique d’un champion
L’explosion à la Juventus : Arrivé en 1996 à Turin, « Zizou » a su dompter l’exigence physique et tactique de la Serie A sous la houlette de Marcelo Lippi, s’y affirmant comme le meneur de jeu d’exception et le Ballon d’or 1998.
L’école des grands techniciens : C’est en Italie que le futur entraîneur s’est imprégné des méthodes de préparation rigoureuses et d’une science du management qu’il a ensuite appliquées au Real Madrid.
Une affection culturelle intacte : Au-delà des terrains, Zidane a conservé une attache indéfectible pour l’art de vivre, la gastronomie allant jusqu’à inclure dans son staff le chef Roberto Falvo et les paysages alpins italiens.
Des sommets du football aux tourments de 2006
Face à la Nazionale, les trajectoires de l’ancien numéro 10 ont toujours pris une dimension historique :
Les victoires fondatrices : Le quart de finale haletant du Mondial 1998 remporté aux tirs au but et le sacre de l’Euro 2000 face au même rival transalpin ont ancré sa légende en bleu.
La cicatrice indélébile : La finale de la Coupe du monde 2006 reste le point d’orgue tragique de son histoire avec l’Italie, entre une splendide Panenka et le célèbre coup de tête asséné à Marco Materazzi, scellant une fin de carrière internationale sur une expulsion.

