C’est une décision historique pour le sport africain. À l’issue d’un conseil organisé à Budapest par World Athletics, Nairobi a officiellement obtenu l’organisation des Championnats du monde d’athlétisme 2029. C’est la toute première fois de l’histoire que l’Afrique accueillera la plus prestigieuse des compétitions de la discipline.
Le président de World Athletics, Sebastian Coe, a salué un dossier « à la fois convaincant et émouvant », soulignant que le Kenya a su capitaliser sur son expérience passée et sur la modernisation du stade Kasarani. Cette attribution s’inscrit dans une volonté de mondialisation de l’événement, après Pékin en 2027. Munich (Allemagne) s’est pour sa part vu confier l’édition 2031.
Une consécration pour le sport kényan
La nouvelle a été accueillie avec une immense fierté au sommet de l’État. Sur le réseau social X, le président kényan William Ruto a salué une « victoire pour les générations d’athlètes qui ont rendu notre nation synonyme d’excellence sur les pistes », promettant un championnat inoubliable.
Du côté des athlètes, l’enthousiasme est total, à l’image du sprinteur Ferdinand Omanyala, ravi de pouvoir enfin se mesurer aux meilleurs mondiaux à domicile. Cette consécration vient couronner la place centrale occupée par le Kenya dans le demi-fond mondial, incarnée par des légendes telles que Faith Kipyegon.
Les défis de l’organisation et la question du dopage
Pour relever ce défi d’envergure, le pays s’appuiera sur des infrastructures modernisées, notamment en vue de la Coupe d’Afrique des nations de football 2027.
Les autorités sportives locales ont également tenu à rassurer quant aux efforts menés contre le dopage, un sujet sensible ces dernières années au Kenya. L’Agence kényane antidopage (Adak) a assuré que sa collaboration étroite avec World Athletics ces dernières années portera ses fruits pour garantir l’intégrité de l’événement.

