Une nouvelle tempête secoue les hautes instances du football international. Selon une enquête publiée par le quotidien britannique The Times, la FIFA aurait dissimulé une partie de la rémunération de son président, Gianni Infantino, en manquant de déclarer un second salaire de plusieurs millions d’euros versé par la filiale américaine chargée d’organiser la Coupe du monde 2026.
Cette révélation met en lumière une violation potentielle de l’article 43 des statuts de la FIFA, qui impose la transparence totale sur les revenus de ses dirigeants. Alors que le président de l’instance fait déjà face à une contestation grandissante de plusieurs fédérations européennes en vue de l’élection présidentielle prévue en 2027 à Rabat, ce scandale financier ravive les critiques sur sa gouvernance et ses transactions immobilières à Miami.
Salaires occultés et soupçons immobiliers
Rémunération parallèle non déclarée : En sus de ses 4,27 millions de francs suisses déclarés en 2024, Gianni Infantino aurait perçu plus de 1,76 million de dollars via la structure FWC2026 US Inc, avec des montants équivalents en 2025 et 2026.
Résidence de luxe à Miami : Des sources internes soupçonnent ces sommes non divulguées d’avoir financé l’occupation d’une villa exclusive à Sunset Islands, propriété de l’ancien PDG de Google, Eric Schmidt.
Transaction immobilière litigieuse : L’enquête pointe également l’achat en 2025 d’un appartement d’exception auprès du chanteur Marc Anthony, nommé ambassadeur du Mondial quelques mois plus tôt, pour un montant anormalement inférieur au marché.
Pression politique accrue sur la présidence
Ces révélations surviennent dans un climat de vive fronde menée par l’UEFA et plusieurs présidents de clubs européens, échaudés par de récentes initiatives financières controversées. Alors que la date limite de dépôt des candidatures approche, l’opposition interne s’active pour aligner un prétendant de taille capable de contrecarrer la réélection du dirigeant italo-suisse.

