La crise s’installe sur la Canebière. En ouverture de la 4e journée de Ligue 1, l’Olympique de Marseille a concédé un nouveau revers ce vendredi soir sur la pelouse du Roazhon Park face au Stade Rennais (1-0). Une troisième défaite consécutive en championnat qui plonge un peu plus les Phocéens dans le doute.
Une domination stérile en première période
Pourtant, tout avait plutôt bien commencé pour les hommes de Bruno Genesio. Organisés en 4-2-3-1 avec un trio offensif composé d’Amine Gouiri, Angel Gomes et Igor Paixão, les Marseillais ont monopolisé le ballon dans un premier acte très animé.
Sous l’impulsion d’un Pierre-Émile Hojbjerg omniprésent au milieu, l’OM a multiplié les offensives. Les Phocéens ont toutefois buté à plusieurs reprises sur un Brice Samba des grands jours, auteur d’arrêts décisifs face à Igor Paixão (11e) et sur une frappe lourde de Timothy Weah (32e). Dominateurs mais inefficaces, les Marseillais regagnaient les vestiaires sur un score vierge, malgré une timide réaction bretonne signée Ludovic Blas.
Al-Tamari change le cours du match
Le tournant de la rencontre s’est produit dès le retour des vestiaires avec l’entrée décisive de Mousa Al-Tamari côté rennais. Plus tranchants, les hommes de Franck Haise ont rapidement fait basculer la rencontre. À la 52e minute, sur un centre de Ludovic Blas habilement remis de la tête par Al-Tamari, Adrien Thomasson a surgi à bout portant pour crucifier la défense marseillaise (1-0, 52e).
Sonnés, les Phocéens ont tenté de réagir. Hojbjerg a bien cru égaliser (58e), tout comme Igor Paixão qui a fracassé la barre transversale de Samba (73e), répondant à une frappe sur le montant de Thomasson quelques instants plus tôt (72e).
Malgré une fin de match poussive et un coaching offensif pour arracher le nul, l’OM a continué de se heurter à un bloc rennais solidaire. Dans les derniers instants (93e), un ultime coup de casque de Derek Cornelius a une nouvelle fois trouvé un Brice Samba infranchissable sur sa ligne. Rennes s’impose donc petitement mais sûrement et fait une excellente opération au classement, tandis que Marseille traverse une zone de turbulences qu’il faudra urgemment rectifier.

