La France pourrait-elle revoir la Coupe du monde de football s’installer sur son sol un siècle après l’édition de 1938 ? C’est une hypothèse sur laquelle la Fédération française de football (FFF) commence sérieusement à se pencher. Invité de l’After Foot, le président de la FFF, Philippe Diallo, a confirmé que l’instance étudiait l’opportunité de candidater à l’organisation du Mondial 2038.
L’impératif de la co-organisation à 48 équipes
Avec le passage de la compétition à 48 sélections, l’organisation en solitaire d’un tel événement est devenue matériellement et financièrement hors de portée pour l’Hexagone, à l’image du modèle nord-américain de 2026 (États-Unis, Canada, Mexique).
« À 48, on ne peut plus l’organiser tout seul. Regardez les États-Unis… », a souligné Philippe Diallo. Pour porter un dossier solide, la piste d’un partenariat transrhénan est ouvertement privilégiée : une candidature conjointe avec l’Allemagne. « C’est un partenaire qui aurait du sens », a-t-il sobrement commenté.
Un calendrier international déjà bien rempli
Si rien n’est encore formellement acté, cette réflexion s’inscrit dans un paysage des attributions de la FIFA déjà bien balisé pour la décennie à venir :
2026 : États-Unis, Canada et Mexique
2030 : Espagne, Portugal et Maroc (avec des matches inauguraux en Amérique du Sud)
2034 : Arabie saoudite
En se positionnant pour 2038, la France espérerait ainsi accueillir la grand-messe du football mondial pour la troisième fois de son histoire, après les éditions mémorables de 1938 et 1998, scellant cette fois un partenariat européen d’envergure avec son voisin allemand.

