Deux ans après le crève-cœur de la finale des Jeux olympiques de Paris 2024 perdue d’un petit point (66-67), l’équipe de France féminine de basket retrouve Team USA ce dimanche 13 septembre en finale de la Coupe du monde 2026 à Berlin. Les Bleues s’offrent une occasion en or de décrocher le premier titre mondial de leur histoire face à l’immense favori américain.
Cette ultime confrontation met aux prises une sélection française en pleine ascension, qui a survolé les phases statistiques du tournoi (96,2 points de moyenne, meilleure attaque et première au Power Ranking de la FIBA), et une équipe américaine toujours souveraine malgré l’absence d’A’ja Wilson. Alors que l’armada tricolore s’appuie sur une adresse extérieure insolente et un collectif expérimenté en WNBA, Team USA compte sur son inépuisable culture de la gagne et la profondeur de son banc pour préserver son invincibilité séculaire dans les tournois majeurs.
Une dynamique tricolore étincelante mais sous pression
L’équipe de France aborde cette finale auréolée d’un parcours impressionnant, portée par des statistiques offensives de premier plan et une réussite extérieure remarquable de 44,2 % à 3-points. La capitaine Gabby Williams survole la compétition avec une polyvalence totale des deux côtés du terrain (20,4 points et 3,8 interceptions de moyenne), bien secondée par un effectif aguerri où évoluent huit joueuses passées par la WNBA.
Cependant, les Bleues devront surmonter le défi mental de la revanche après l’amère défaite de Paris 2024. Leur principale faiblesse réside dans leur capacité à gérer les fins de match sous haute tension face à un adversaire habitué aux sommets, tout en évitant de dépendre exclusivement de leur réussite extérieure si la défense américaine venait à verrouiller les lignes de passes.
L’expérience et la profondeur de banc de Team USA
De leur côté, les États-Unis avancent avec les certitudes de leur statut, malgré un parcours en dents de scie marqué par des victoires étriquées en phase de poules contre l’Italie (55-52) et une demi-finale accrochée face à l’Espagne (76-66). En l’absence de leur star A’ja Wilson, l’équipe s’articule autour de l’immense talent de Breanna Stewart (18,8 points et 7,8 rebonds) et de l’impact redoutable de la nouvelle génération incarnée par Caitlin Clark en sortie de banc, offrant à l’effectif une richesse tactique et un sang-froid redoutable dans le money-time.
Le talon d’Achille de cette formation américaine réside toutefois dans une certaine lourdeur de sa vieille garde et une adresse extérieure parfois défaillante (31,8 % à 3-points, neuvième du tournoi). Si la défense de transition française parvient à asphyxier le jeu rapide orchestré par Stewart et Clark, les Américaines pourraient s’exposer à des difficultés durables dans l’alternance entre jeu intérieur et extérieur.

