Juste avant que Gianni Infantino ne confirme l’abandon officiel de son projet d’ouverture du capital de la FIFA à des investisseurs privés, son prédécesseur Sepp Blatter a vivement réagi. Estimant que le football risquait de « vendre son âme », l’ancien dirigeant suisse de 90 ans s’est joint à une vague d’oppositions massives venue de l’UEFA, de l’AFC, de la Concacaf et même du cercle rapproché d’Infantino.
L’avertissement de Sepp Blatter sur les « joyaux du football »
Dans une déclaration sans détour, Sepp Blatter a rappelé que la FIFA reste avant tout une association régie par des statuts et une responsabilité fiduciaire, et non un fonds d’investissement privé. Pour l’ancien président (1998-2015), céder 20 % de la future société commerciale pour lever 4,2 milliards de dollars revenait à sacrifier l’essence même du sport sur l’autel du profit, affirmant que « l’argent ne doit jamais devenir une fin en soi ».
Démission, menace de boycott et recul d’Infantino
La charge de Blatter s’inscrit dans un contexte d’extrême tension institutionnelle. Alors que l’UEFA est allée jusqu’à brandir la menace d’un boycott de la Coupe du monde et que la Confédération asiatique (AFC) réclamait toute la transparence, le conseiller principal de Gianni Infantino, Carlos Cordeiro, a rendu sa démission ce vendredi. Isolée et confrontée à des divisions jugées irréconciliables, la présidence de la FIFA n’a eu d’autre choix que de retirer définitivement la proposition ce samedi.

