La deuxième journée de la Conférence stratégique de la CAF, réunie à Santa Maria sur l’île de Sal au Cap-Vert, a été marquée par des ambitions historiques et des discours forts. Le président de l’instance continentale, Patrice Motsepe, a affirmé avec conviction qu’une nation africaine remportera prochainement la Coupe du monde, érigeant cette ambition en objectif suprême pour le football du continent.
Aux côtés du président de la FIFA Gianni Infantino et de la cheffe d’État capverdienne Janira Hopffer Almada, les dirigeants ont souligné les progrès spectaculaires réalisés depuis le Mondial 2018 avec 90% des représentants africains qualifiés pour la phase à élimination directe en 2026, tout insistant sur la nécessité absolue de structurer durablement le football de base et le capital humain.
Les temps forts et citations clés du sommet de Sal
L’ambition mondiale de Patrice Motsepe : Le patron de la CAF a rappelé que le continent est jugé sur ses résultats concrets, martelant que « nous allons gagner la Coupe du monde » et que la jeunesse africaine exige des faits tangibles.
Le bond en avant salué par Gianni Infantino : Le président de la FIFA a mis en lumière la nette progression des infrastructures et de la compétitivité, relevant que 40 pays africains peuvent désormais disputer leurs matchs à domicile sur leur propre sol.
La leçon d’ambition du Cap-Vert : La cheffe d’État capverdienne et Mario Semedo ont rappelé que le succès des Requins bleus prouve que la rigueur, le travail et la conviction permettent aux petites nations de rivaliser au plus haut niveau.
L’impératif de l’inclusion et de la formation : Les interventions ont unanimement insisté sur le fait que le talent brut doit impérativement être soutenu par des structures rigoureuses et une place accrue accordée aux femmes dans toutes les instances décisionnelles.
Vers les horizons 2030 et l’autonomie des associations
Alors que la Conférence s’articule autour des leçons à tirer de la Coupe du monde 2026, l’enjeu majeur réside désormais dans la pérennisation de ces acquis. En combinant l’augmentation des subventions financières aux 54 associations membres, le développement des académies et une coopération renforcée avec la FIFA, l’Afrique se donne les moyens de transformer ses promesses historiques en une hégémonie sportive durable.

