L’histoire est enfin en marche. Après une saison 2025 éprouvante et vierge de tout podium, Lewis Hamilton a décroché sa toute première victoire sous les couleurs de la Scuderia Ferrari lors du Grand Prix de Barcelone 2026. Ce succès retentissant, obtenu au terme d’une course magistrale, valide les choix forts du septuple champion du monde et de son directeur d’équipe, Fred Vasseur. En s’appuyant sur une monoplace transfigurée par les nouvelles réglementations techniques et une restructuration interne millimétrée, le pilote britannique prouve qu’il n’a rien perdu de sa superbe.
La révolution technique et humaine
Ce triomphe en terre catalane est le fruit d’un travail de l’ombre acharné pour adapter l’écosystème de Maranello aux exigences d’Hamilton. Sur le plan technique, l’intégration d’un deuxième package d’évolutions majeures (huit zones modifiées) a rendu la Ferrari redoutable en courbe. Surtout, Hamilton a obtenu un changement crucial en délaissant le fournisseur de freins historique Brembo pour Carbon Industrie, lui offrant un meilleur ressenti à l’entrée des virages. Humainement, la réorganisation de son garage autour de l’ingénieur de course Carlos Santi, rapidement surnommé son « Bono italien », a transfiguré la communication radio et la sérénité du Britannique par rapport à l’an passé.
Un « Plan C » audacieux
Sur la piste, la victoire s’est dessinée grâce à une exécution stratégique irréprochable de Ferrari, souvent critiquée dans ce domaine. Parti depuis la première ligne, Hamilton a basculé sur une stratégie agressive à trois arrêts. Un choix payant qui s’est sublimé lors d’une voiture de sécurité virtuelle provoquée par l’abandon de Fernando Alonso. En profitant de cette fenêtre pour chausser des gommes fraîches, Hamilton a fondu sur la Mercedes de George Russell. Affichant un rythme qualifié d’« insensé » par ses pairs, le champion britannique a écrasé la fin de course pour s’imposer avec près de 20 secondes d’avance, relançant totalement sa dynamique au championnat du monde.

